CAP ébénisterie, une passion commune

Trois adultes se forment avec les élèves de CAP ébénisterie

L’année s’achève pour les trois adultes du Greta 71 Sud Bourgogne qui ont suivi durant une année scolaire entière les enseignements nécessaires pour obtenir leur CAP en ébénisterie au sein du lycée Bonaparte, site Leclerc. Malgré l’absence des autres élèves de la classe, ces trois adultes terminent leur projet, même si l’examen est déjà passé.

Ils auront les résultats de leur examen vendredi.

En attendant, Noémie, 43 ans, Maeva, 34 ans et Stéphane, 50 ans, continuent de travailler sur un projet de console. Ils sont tous les trois inscrits au Greta 71 Sud Bourgogne basé au Creusot qui leur a permis d’intégrer cette classe de CAP en ébénisterie. Ce CAP se déroule en un an, que l’on soit du Greta ou non. « Ils suivent les mêmes cours et les mêmes horaires que le reste de la classe et travaillent sur les mêmes projets », souligne leur professeur d’ébénisterie, Willy Bougé. Et de poursuivre : « Ils sont intégrés dans la classe. »

Un groupe soudé

La différence d’âge (la plus jeune des élèves a 17 ans et le plus ancien a 50 ans) ou de situation socioprofessionnelle n’y change rien, tous s’entendent bien. La cause ? Selon leur professeur : « Qu’ils viennent du Greta pour une reconversion professionnelle ou de l’établissement, tous ont décidé d’être là par choix. » De plus, tous les élèves ont de la maturité, ce qui permet d’avoir un groupe soudé et calme.

Un recrutement par entretien

Pour les trois élèves venus du Greta, leur inscription dans la classe de CAP ébénisterie a fait l’objet d’un entretien préalable. Cette classe est ouverte à tous, pas besoin d’avoir déjà travaillé dans un métier dit manuel ou du bois. Là, le projet professionnel et la motivation sont pris en compte. « L’intégration de personnes venant du Greta s’est toujours faite dans ce cursus », précise le professeur. Les trois élèves du Greta ont financé leur formation par autofinancement, grâce au compte personnel de formation ou comme pour Stéphane Petesch, par son employeur.

Durant cette année, ils ont dû mener à bien cinq projets et suivre 15 semaines de stage alors que les autres élèves de la classe n’en ont fait que neuf. « Nous faisons des projets peu onéreux afin que les élèves puissent les racheter en fin d’année. D’ailleurs, j’ai toujours les miens », souligne Willy Bougé.